Notre histoire

Histoire


Défense de toucher

Association à but non lucratif · Suisse
Fondée par Stéphane Nanga, peintre


Stéphane Nanga

info@nanga-stephane.ch
defense-de-toucher.ch

Notre histoire

Retrouver le lien avec le vivant


Nous vivons dans un monde où tout semble pouvoir être possédé, transformé, consommé. La nature n'échappe pas à cette logique : les forêts disparaissent, les espèces s'éteignent, les paysages se transforment. À force de vouloir tout maîtriser, nous oublions parfois une évidence : nous faisons partie du vivant, nous n'en sommes pas les propriétaires.

C'est de cette réflexion qu'est née Défense de toucher. Non pas comme un manifeste, mais comme une invitation à regarder autrement, à ralentir, à renouer avec cette émotion primitive que l'on ressent face à la puissance silencieuse d'un animal sauvage.

Les éléphants sont devenus le cœur de cette démarche. Leur présence, leur mémoire, leurs liens familiaux, leur intelligence et leur capacité à ressentir font écho à notre propre humanité. En les peignant, je ne cherche pas seulement à représenter un animal — je cherche à rappeler ce qui nous relie à lui.

L'esprit de la démarche

« Je ne peins pas des trophées. Je peins des êtres vivants. Chaque toile est un face-à-face, une rencontre où le regard de l'animal finit souvent par interroger celui qui l'observe. »

Pourquoi les éléphants ?

Parce qu'ils incarnent un paradoxe. Ils sont parmi les animaux les plus puissants de la planète et pourtant parmi les plus vulnérables face aux activités humaines.

Leur regard possède une profondeur troublante. Leur peau raconte le temps. Leurs défenses, symboles de leur majesté, sont aussi devenues la cause de leur disparition. Cette contradiction est au cœur de mon travail.

Pourquoi « Défense de toucher » ?

Le titre joue volontairement sur plusieurs niveaux de lecture. Les défenses sont d'abord celles de l'éléphant : elles racontent son identité, son histoire et sa fragilité.

Mais l'expression évoque aussi ces panneaux que l'on trouve dans les musées — comme si la nature elle-même nous rappelait qu'elle n'est pas un objet, qu'il existe une frontière invisible entre admirer et posséder. Cette frontière est devenue fragile ; mon travail cherche à la rendre à nouveau perceptible.

Une peinture peut-elle protéger ?

Je ne crois pas qu'une œuvre change le monde. En revanche, je crois profondément qu'elle peut changer un regard — et lorsqu'un regard change, une relation peut naître.

Avant de vouloir protéger quelque chose, il faut d'abord apprendre à le voir, à lui accorder du temps, à reconnaître sa beauté et sa vulnérabilité. L'art ne donne pas de leçon : il ouvre un espace sensible.

L'association Défense de toucher

L'association est née d'une conviction simple : l'émotion peut devenir une action. À travers les œuvres originales, les éditions d'art et les objets proposés, elle soutient des initiatives en faveur de la préservation du vivant.

L'objectif n'est pas uniquement de parler des éléphants : ils sont les ambassadeurs d'un message plus universel. Préserver le vivant, c'est préserver ce qui nous relie les uns aux autres.

Une invitation

Défense de toucher n'est pas une marque, ni seulement une série de peintures. C'est une invitation à porter un autre regard sur le monde, à retrouver une forme d'humilité devant le vivant.

Parce que protéger commence souvent par une chose très simple : prendre le temps de regarder. Et lorsqu'on regarde vraiment, on ne touche plus de la même manière.